Egocentrismitiquement-vôtre
Egocentrismitiquement-vôtre
Sommes-nous les pires des égocentriques, nous les auteurs ? Ou plutôt, est-ce là, la plus terrible forme d’égocentrisme que l’écriture ? Est-ce l’acte le plus égocentrique ????
Egocentrisme : tendance à centrer tout sur soi-même, à juger tout par rapport à soi ou à son propre intérêt. Voilà ce qu’en dit le dictionnaire. Mais qu’en est-il réellement ? Les écrivaillons de mon acabits sont-ils donc si axés sur leur petite personne ? Ou ce défaut, pour autant que c’en soit un, n’est-il perceptible et permissible que chez des BHL ou des Houellebecq ? S’il est vrai que s’épancher sur une partie de sa vie, même la plus infime, ne nous rend pas forcément humble ou plutôt, le plus discret qu’il soit, on ne peut nous accuser de ne penser qu’à soit lorsque pris par Dieu sait quel démon ravageant nos neurones le temps de l’inspiration, nous nous donnons corps et âme, à ces pages blanches. Même si mon premier livre ne fut pas une plainte et ne tomba en tout cas pas dans la mièvrerie, comme l’ont si bien rapportés quelques journalistes, et excusez-moi de parler de moi mais c’est l’exemple que je connais le mieux, il n’en reste pas moins que j’écrivis à la première personne, et que je me penchai sur mon moi MOI. Bref ! Un temps d’égarement, et peut-être est-ce pour cela que je n’ai pas voulu en faire un vibrant témoignage, mais ai préféré y mêler un peu de fiction, afin de brouiller les cartes. Ca ce n’est pas vraiment égocentrique. Mais tout de même, je ne renie pas (et comment le pourrais-je) mon livre, mon œuvre ou appelez cela comme vous le voudrez, et par cette assurance, cette assise quelque peu prétentieuse, me voit affublé à mes dépens de ce titre dont je me passerais bien et qui me posa tout de même de temps en temps je l’avoue, des questions. Mais pas de panique, loin de moi l’artiste tourmenté et sombre, je suis plutôt et aux dires de mes proches, un clown qui réfléchit. Si, si ! Un clown, et en voilà un beau mot. Qu’y a-t-il comme plus beau compliment ? Comme plus vibrant hommage ? Aucun ne le vaut. Prendre la vie comme une farce, est sans le moindre doute l’attitude la plus apte à le mieux en profiter. Car quoi de plus farceur que de s’évertuer toute une vie à marquer son empreinte, pour terminer sa course en poussière ? Je vous le demande ?
Mais que ces mots n’affolent personne, et surtout pas les auteurs en herbe qui pourraient me lire car les premières qualités d’un auteur, il me semble, sont avant tout l’écoute et l’ouverture au monde. Sans ces deux vertus, nos lignes resteraient bien ternes, je vous le dis, et ceci m’éloigne-t-il un peu d’un égo que je voudrais le plus petit possible ?
Merci d’être d’accord !

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