Libre
LIBRE
Lorsqu’on décide de partir. De vraiment partir et de tout larguer. Certains pourront nous traiter de fou, d’inconscient. De courageux, voir d’aventurier. Mais dites-vous bien que peu de gens et encore bien plus aujourd’hui qu’il y a vingt ans, vont jusqu’au bout de cette extrême liberté. Luxe suprême du monde d’aujourd’hui, il est bien plus difficile de se dire et d’être un homme ou une femme libre qu’avant. Fiché, crédité, catalogué et j’en passe et des meilleurs, nous ne passons plus inaperçu dans le monde d’aujourd’hui, et si par chance, nous réussissons le miracle de passer entre les fichiers des gratte-papiers de tous poils confondus, cela ne se fera pas sans effort. Je vous envoie pour cela au film : Into the Wild de Sean Penn, ou les gens ayant vécu ce que je tente de vous expliquer ici, comprendront exactement, ce que je suis en train d’écrire.
Si l’on peut se sentir rassuré pour certains, de savoir qu’en achetant des cacahuètes salées au fin fond de la brousse avec une carte de crédit laissant une trace de nous aussi sûrement qu’une limace traine derrière elle sa bave, il n’en reste pas moins que nous faisons toujours partie du système. Ce même système que nous avons tenté de fuir, justement en pensant que le voyage nous libèrerait complètement.
Pour l’avoir fait à deux reprises, je peux m’avancer sans en rougir. Je peux témoigner sans craindre les foudres de quiconque en disant qu’au jour d’aujourd’hui, qu’on s’appelle Mike Horn ou qui que ce soit d’autre. Qu’on soit célèbre ou la dernière des petites crottes que cette bonne vieille Terre ait engendré, se dissoudre dans le monde sans laisser de trace, et ce, alors que nous sommes toujours plus nombreux, devient un exploit sans précédent.
Merci la vie, de m’avoir permis de l’avoir vécu à deux reprises... Et c’est tout le mal que je vous souhaite….

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