Changement d'heure...
Changement d’heure…
Réglé comme une horloge, tous les matins à la même heure, Paul devait assouvir l’appel de la nature, sous la dureté insistante de son organe longeant la chute de reins de sa douce, et ne se plaignant que très peu de cet engouement à lui permettre de toucher d’un peu plus près les anges. Ces vas et viens s’ils n’étaient pas toujours enjoués et plein de délicatesse, ne la laissaient jamais indifférente. Son corps tout entier ne pouvait le nier, la quéquette de Paul, au garde à vous d’aussi bon heure le matin, rendait toute chose Yvonne, qui minaudant comme une chatte en chaleur et frottant sa croupe contre le bazar de son compagnon, ne faisait que renforcer cette érection déterminée.
Tout allait donc pour le mieux, la jeune femme était comblé et Paul de son côté, allégé d’un poids dense auquel aucun de ses sens n’aurait pu échapper s’il n’avait eut une cochonne, pour complice…
Mais voilà que le premier changement d’heure qu’ils passèrent ensemble allait changer les choses, la bistouquette du jeune homme, ne sachant plus à quelle aiguille se vouer sur le cadran, et n’en faisant qu’à sa tête.
Les premiers jours, Paul se dit que ça allait passer, que ce petit désordre allait se résorber très vite et leur permettre de reprendre la vie qu’ils avaient avant. C’était sans compter sur l’obstination d’un organe, n’en faisant qu’à sa tête et se réveillant à pas d’heure, aux aurores, ce qui déstabilisa quelque peu nos tourtereaux.
Bien sûr, Paul, même s’il dormait une heure de moins sans trop en ressentir les effets, comprenait qu’Yvonne, ne puisse répondre présente à de telles heures, mais les jours passant, la dureté de sa verge devint douloureuse et délicate, aussi, se rua-t-il, après une semaine d’abstinence sur son aimé, avec une brutalité déconcertante.
Si elle en resta bouche bée et sans mot, elle s’inquiéta tout de même, de la tournure des choses, et se demandait bien comment contrer ce désir qu’elle n’avait pas le moins du monde envie d’offusquer. Il fallait trouver une solution à cette saucisse en folie. Trouver un remède, ce qu’elle alla chercher en pharmacie, pensant qu’en assommant Paul de somnifères, ça calmerait ses ardeurs matinales, ou du moins, les retarderait, mais rien n’y fit. Toujours à la même heure, ce membre se tendait de toute sa grandeur pour venir chatouiller la croupe de madame, et tenter de s’emparer de cette chair sans se soucier du manque de sommeil que cela pouvait engendrer.
N’osant en parler aux copines, et encore moins à sa mère, Yvonne décida d’abord mais un peu à contrecœur, de promouvoir les vertus d’une masturbation bienfaitrice et saine. Seulement, même si cela contenta sans grand enthousiasme Paul durant quelques jours, le besoin de sensations plus fortes que le mouvement mécanique de sa main se fit bien vite ressentir.
Yvonne ne toucha jamais d’aussi près les étoiles qu’après ces périodes d’abstinence forcée, mais malgré ça, et bien qu’elle en redemandait et de préférence durant la journée ou en soirée, ils n’avaient toujours pas régler leur problème du matin. Même en faisant l’amour plusieurs fois par jour, le sexe de Paul se tenait droit comme un I et prêt à s’enflammer et enflammer sa douce au moindre signe encourageant. Même le plus insignifiant des signes.
Très vite, la fatigue les gagna, Yvonne, succombant quelques matins durant la semaine afin de combler son amant. Une fatigue qui non seulement se ressentait physiquement, mais commençait à tomber sur le moral. Décidément, il fallait absolument réagir, et ils ne firent pas les choses à moitié. Il y eu l’acuponcture, le yoga, la sophrologie et même le karaté, mais toujours aucun effet sur l’horaire matinal de Miss quéquette. Rien. Pas le moindre assouplissement. Pas un matin ou les plis du zizi ne purent se lire dans les draps de satin. Le membre de Paul, restait sur ses positions, et entendait bien mener jusqu’au bout sa tyrannie de gland. Après avoir essayé toutes les médecines douces, puis quelques médicaments plus violents, Yvonne se résigna et alla dormir chez sa meilleure amie, n’en pouvant plus.
Paul, voyant sa relation quelque peu se dissiper fut très contrarié et inquiet, quand à la tournure des évènements, car il tenait à Yvonne comme jamais il ne tint à quelqu’un. Le désir, mais aussi et surtout, l’amour qu’il lui portait était sans limite. Et Yvonne ne pouvait réfréner ses ardeurs tout comme elle ne pouvait ignorer ses sentiments à l’égard de cet homme qu’elle aimait comme une folle.
Si on lui avait dit un jour, que le zizi de l’homme qu’elle aimait se mettrait en travers de leur destin, jamais elle ne l’aurait cru, elle, la p’tite salope qui ne rechignait jamais la besogne de laquelle elle prenait toujours un grand plaisir. Elle ne comprenait pas toutes ces femmes se plaignant de leur époux et prétextant si souvent des maux en tous genres, sous prétexte qu’elles ne voulaient pas faire l’amour. Yvonne elle, assumait parfaitement une sexualité que certains nommeraient de débridée certes, mais une sexualité lui convenant, et c’est cela le plus important.
Aussi, être stoppée dans son élan d’amour et son rêve de vivre avec Paul par ce sexe dont elle s’occupa si bien était incompréhensible. Et elle s’en voulait de ne pas être à la hauteur. Mais trop c’est trop. D’autant plus qu’Yvonne, n’était pas quelqu’un du matin, mais plutôt un oiseau de nuit.
Intelligente et maligne, Yvonne savait qu’il ne fallait offusquer le petit oiseau, mais bien répondre à ses exigences sans quoi, un jour ou l’autre, et peut-être bientôt, il aurait le dernier mot. Cela, elle en était convaincu mais jusqu’ou était-elle prête à aller ? S’il lui sembla devenir folle à certains moments, il lui suffisait d’écouter les quelques copines et collègues lui raconter leur misérable vie sexuelle pour réaliser à quel point cela valait le coup de tout tenter.
De nature généreuse et très peu jalouse, elle laissait ça aux femmes pas très sûre d’elles côté braguette, elle eut la solution en relayant Sophie, sa collègue et amie faisant les nuits à l’hôpital ou elles travaillaient toutes les deux. Un sourire se dessina au coin de sa bouche et plutôt que de bafouer cette belle érection, elle allait lui permettre de s’épanouir ça de plus et même, d’aller au-delà de ses limites.
Ainsi le lundi, mercredi et vendredi Sophie partagea jusqu’au changement d’heure suivant le même lit que Paul et Yvonne, assouvissant à son heure et le moment le plus opportun, un Paul tout en émoi et quelque peu confus.
Mais la confusion laissa très vite place à l’agréable et plutôt que de vivre dans l’abstinence et l’excès, l’équilibre que lui trouva Yvonne leur procurèrent très vite satisfaction et épanouissement.
© 2009 - Didier Leuenberger - Tous droits réservés.

Commentaires