On n’est pas couché ou l’art du négativisme…
On n’est pas couché ou l’art du négativisme…
Il y a un baille que je n’avais plus regardé l’émission de Ruquier. Il y avait même bien des mois. Je n’en étais, certes, pas resté à un Pollack en pleine débâcle, et j’avais entrevu le nouveau collègue d’un Zemmour très en forme.
Mais je n’avais pas remarqué combien ces deux rottweilers lâchés en plein champ littéraire et encore, il faut bien peser ses mots sur ce que l’on entend par littéraire, étaient mordants. D’abord, et après une nuit agitée, je me suis dis que peut-être c’était moi qui noircissais un peu trop le tableau. Que c’est peut-être moi qui avait changé, ou du moins, qui avais un autre point de vue sur leur prestation, mais force est de constater qu’après m’être retourné et retourné dans mon lit, (désolé ma p’tite crotte), je n’avais pas tant que ça évolué ou régressé…
Un sentiment de stupeur m’envahit alors, lorsque je découvris et peut-être est-ce là en premier lieu qu’est l’erreur, la qualité et les sujets traités dans les livres proposés. Non pas que je remette en cause la légitimité de raconter sa vie, je serais mal placé pour me permettre cette critique, mais je me posai quand-même la question de savoir, si Ruquier ou plutôt, ses collaborateurs choisissaient des livres en fonction du bruit qu’ils faisaient plutôt que leurs vrais qualités littéraire…
Même en tenant compte de ceci, et j’espère que ce n’est pas voulu sinon ce serait un peu régressif, de mon humble point de vue, le négativisme que ces deux lurons déploient comme la baguette magique d’un Harry Potter en pleine possession de ses moyens peut porter à sourire. A inquiéter aussi.
Du fond de mon salon et du vôtre par la même occasion, on peut s’interroger sur l’intérêt de proposer des livres sans intérêt apparent sinon celui de faire vendre, à deux tueurs comme ces deux journalistes qui ne me semblent pas dénués de talent mais surtout d’intelligence…
Bien sûr, pour des écrivaillons de l’ombre et les bouffons que nous pourrions représentés, notre avis doit sembler insignifiant aux yeux du monde de l’audiovisuel faisant la pluie et le beau temps, mais je trouve tout de même très inquiétant qu’on mette en avant des livres, et surtout qu’on les démolisse de la sorte devant un public applaudissant on se demande quoi, plutôt que de parler d’un vrai livre… Enfin, d’un livre écrit par un auteur et pas par un nègre, car si tous les doutes émis par ces deux enragés, que j’admire jusqu’à un certain point, s’avèrent exacts, pourquoi nourrir l’opinion public d’un négativisme tellement présent dans nos vies de tous les jours.
Je n’ai pas regardé l’émission en entier, certes, mais les trois livres démontés par les rottweilers Zemmour et Naulleau, en bien moins de temps qu’il n’en fallu sans doute pour les mettre tous trois sous presse par leurs auteurs et je me comprends, me fut pénible. Je me permets cette petite critique qui au passage, ira sans doute se perdre dans les méandres des fibres numériques du net.
Mais quel triste spectacle que ces deux clowns jonglant les beaux mots et lançant un savoir duquel on ne peut émettre que peu de doutes, face à des auteurs n’en étant pas selon leurs dires, mais alors, parlons-nous toujours ici de livres, et quelle place, prennent donc ce genre d’ouvrage dans le monde éditorial ?
Je vous laisse répondre et réagir à cette question, mais même s’il est tard lorsque l’émission passe, je trouve qu’il serait sage, de prendre et de croire les téléspectateurs un tout petit peu plus intelligents, que ce que ne laisse sous-entendre le contenu de ce début d’émission…
J’adore Ruquier, pour son intelligence et sa vivacité d’esprit, mais je trouve bien dommage de rendre aussi pénible des rubriques, qui pourraient tant être utilisées pour apprendre autre chose que la naissance d’un bébé (je veux parler de livre) dont on ne saura jamais vraiment qui en est le papa ou la maman légitime et n’ayant pour seule qualité, semble-t-il et selon les dires de certains, que la chance d’avoir un géniteur étant connu plutôt qu’un de ces illustres inconnus d’écrivain dont on se fout finalement éperdument…
Que l’on y voit dans mes propos aucune frustration, mais qu’on arrête juste de nous prendre pour de jolis cons…
A moins que tout ceci ne finisse par une tape dans le dos et un verre de champagne à la main… Plus simplement, un beau spectacle ou chacun y a son rôle spécifique et ou même les bourdes les plus maladroites, sont sous contrôle…
Faites circuler cet article....
didier leuenberger

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