L'inspiration prend-elle des vacances ?
L'inspiration prend-elle des vacances ?
Il m'arrive de me poser de temps à autre des questions qui de surcroit, ne m'amèneront pas au prix Pulitzer, mais je dois bien avouer me l'être posée à plusieurs reprises, à savoir : l'inspiration prend-t-elle des vacances ?
C'est vrai çà, tout auteur hanté qui soit, tout comme mon humble petite personne sait très bien qu'à tout moment, elle peut nous sauter dessus et s'emparer de nous, mais y a-t-il des tranches horaires, des moments, ou elle se prend un congé. Et qui plus est, un congé mérité, car il n'est pas forcément agréable pour la personne partageant votre lit douillet, de constater que sa bouillotte s'est levée en pleine nuit pour aller griffonner des mots qui ne seront peut-être jamais mis en lumière.
Y a-t-il des instants de répits laissant notre cerveau au repos ? Comme j'aimerais répondre que oui, et même si en cette fin d'année 2008, je me sentis un peu plus léger, ce fut uniquement, il faut bien le constater, parce que j'avais terminé un nouveau livre, et rien de plus. Après, lorsque tout est fini, lorsque les personnages sont rangés et que notre vie reprend son cours, il y a un moment de latence fort mystérieux qui nous envahit tout entier et aussi grand soyons-nous. Une période de blues et de bleu à l'âme, comme si accoucher d'un nouveau projet nous avait vidé de toute substance…
Mais alors, et je suis certain que nombres d'entre vous se poseront la question, sommes-nous libre de toute inspiration durant cet étrange moment ? Et bien je crains de devoir répondre par la négative, car il suffit qu'un enfant embrasse le basset d'une mamie ou même, qu'une mouche, tombe dans un verre de menthe à l'eau, pour que nos neurones se voient activées, boostées par une inspiration subjacente que l'on croyait en rade pour quelques secondes, voir quelques jours…

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