Heureuse surprise, publication de la Nouvelle "Touche pas ma fêlure! N'en déplaise aux charcutiers de l'âme... dan la revue le Scribe

Heureuse surprise. Publication de la Nouvelle « Touche pas ma fêlure ! N'en déplaise aux charcutiers de l'âme… » dans la revue littéraire Le Scribe (Suisse)

 

 

                 

On peut se procurer ce receuil de Nouvelles et de poésie au 027 451 24 28 (Editions à la Carte) au prix de 18 .- + le port

 

Extrait de la Nouvelle :

Touche pas ma

          fêlure !

N'en déplaise aux charcutiers de l'âme…

 

 

 

 

 

De toutes les catastrophes naturelles, le séisme parental dont fut victime Adrien, si je peux m'exprimer ainsi, reste et restera de toute son existence, je le crains, le plus phénoménal des dérèglements jamais vécus. Je dis cela, sans le plaindre ou même émettre une seule critique à l'encontre de ses géniteurs, car sans cette fêlure qu'est la sienne, jamais je pense, il n'aurait évolué de la sorte. Jamais, il ne serait devenu celui qu'il est aujourd'hui.

Tandis qu'il les soignait, ses crevasses de l'âme, qu'il les laissait suinter avec la plus grande attention, presque avec une petite fierté, nombre de proches et de relations essayèrent pourtant, de les lui refermer, en l'envoyant chez des docteurs et des charcutiers de l'âme prônant leur savoir comme une religion, et dont on devrait bien, tous autant que nous sommes, se méfier un peu plus. Ne pouvant nous sauver, assurément, mais étant capable pour certains, de nous faire croire n'importe quoi. Surtout de nous fourguer des doutes, releva Adrien en sortant de chez l'un d'eux, dont on se passerait volontiers.

 

C'est lorsqu'un illuminé de marabout tenta de lui extirper ce qui au plus profond de lui était enfouit, qu'il comprit qu'il n'avait pas envie de se défaire de ses orignaux. Après tout, tous ses souvenirs, même s'ils étaient désolant ou peu reluisants, lui appartenaient et n'appartenaient qu'à lui. C'était même sans doute, ce qui faisait d'Adrien le plus authentique lui-même. Sa fêlure, sa faille de San Andrea, son tsunami latent toujours près à submerger les berges de la raison. Et il s'y connaissait en folie. Ou plutôt, en psychologie, voir, en psychiatrie sans pour autant avoir fait sept ou neuf ans d'étude à l'université. Ses classes à lui, furent d'une toute autre teneur, puisque c'est dans le vécu, la vie de tous les jours, de tous les instants, qu'il puisa la connaissance. Et quelle expérience…

 

  © 2008 - Didier Leuenberger - Tous droits réservés.      

 

 

 

Dessin du texte fait par Christiane Bonder

Tous droits réservés



Article ajouté le 2008-10-30 , consulté 62 fois

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