Catégorie Presse et Critiques:
En 2000, le Conseil d’Etat a décidé d’instituer une "Bourse d’encouragement à la création littéraire". Cette aide a principalement pour but de permettre à son bénéficiaire de se consacrer exclusivement à l'écriture durant le temps nécessaire pour réaliser son projet littéraire.
La bourse d’un montant maximal de 15'000.- francs est accordée tous les deux ans à un projet de création littéraire dans l’un des genres suivants : roman, conte, nouvelle, recueil de poésie, pièce de théâtre, livret d’opéra, scénario de film, qui doit être écrit en français ou en allemand. Le choix du sujet est libre.
Le choix du bénéficiaire se fait sur proposition de la commission des affaires culturelles. Le Service de la culture peut exceptionnellement procéder par appel direct ou renoncer à attribuer une bourse. Il peut également consulter des experts.
Base légale: art. 26 à 30 RELAC
Bourses attribuées jusqu'à ce jour:2001: Jean-Victor Brouchoud et Tura Peterelli
2003: Didier Leuenberger 2005: Isabelle Flükiger

VEVEYSE Didier Leuenberger, à Grattavache
Dans la cuisine des mots
L’écriture ne vient pas qu’aux universitaires. Né dans un milieu ouvrier, cuisinier diététicien de métier, le Veveysan Didier Leuenberger, 36 ans, vient de recevoir du Conseil d’Etat la bourse d’encouragement 2003 à la création littéraire. Portrait.
Didier Leuenberger a toute l’année pour finaliser son manuscrit,
avec l’espoir de le voir publié (Nicole Schick)
«J’aime l’écriture depuis l’âge où j’ai appris à écrire. A cinq ou six ans, je composais des petits poèmes pour ma mère. Elle les a gardés!» se souvient Didier Leuenberger. Né le 20 décembre 1966 sous le double signe du Sagittaire – un passionné, si les étoiles disent vrai – ce Veveysan de Grattavache, cuisinier diététicien de profession, n’a jamais fait d’infidélités à sa passion de l’écriture. Bien lui en a pris. Car le mois passé, c’est à lui que le Conseil d’Etat, via la Direction cantonale de l’instruction publique, de la culture et du sport, a décidé d’accorder sa bourse d’encouragement 2003 à la création littéraire (La Gruyère de jeudi 15 mai). Octroyée pour la première fois en 2001, et mise au concours tous les deux ans, cette bourse d’un montant maximal de 15000 francs encourage un projet de création littéraire en langue française ou allemande dans divers genres – du roman au scénario de film en passant par le recueil de poésies. Didier Leuenberger, qui avait envoyé son manuscrit un jour ou deux avant l’échéance du concours, et «par hasard», a eu le bonheur d’être choisi parmi 23 candidats.
Un récit en deux temps
«Je vais pouvoir me consacrer à la touche finale d’un récit que j’ai intitulé Passent les nuages. Il parle de la violence conjugale, vue à travers les yeux d’un enfant.» Rien ne semblait, a priori, orienter Didier Leuenberger vers la littérature. Né dans un milieu ouvrier, il a un frère aîné qui travaille dans la coutellerie. Lui-même est cuisinier. «J’ai tenu pendant trois ans un café à Montreux. Une bonne expérience de vie», confie-t-il. «Mais il y a toujours eu un artiste dans la famille. Il faut croire que c’est mon tour, cette fois! Ecolier, je n’étais pas spécialement brillant en orthographe. Mais j’avais une imagination débordante pour la composition.» Une imagination qui, le temps passant, s’est abreuvée aux sources du vécu et du ressenti. A 22 ans, Didier Leuenberger écrit 100 pages d’un premier livre. Le manuscrit plaît aux Editions de l’Aire à Lausanne. Le responsable, Michel Moret, lui dit que «d’habitude, il ne prend jamais d’histoires d’enfant. Mais là, vous m’avez eu!» dit-il à l’auteur…
Voyages formateurs
Le livre ne sera pourtant pas publié tout de suite. Asie, Amériques, Australie, coup de cœur pour la Birmanie: Didier Leuenberger en profite pour partir à la découverte du monde… Il revient ébloui, parfois, enrichi toujours. Et comme on ne revient jamais le même d’un voyage, il retravaille son texte, le refaçonne, lui donne plus d’épaisseur. «C’est devenu un récit-témoignage, plus littéraire. Je suis parti de la violence conjugale vécue par un petit garçon de 10 ans et à son espoir d’en sortir, en recourant à un stratagème. Car c’est très lourd, pour un enfant, de vivre dans un champ de ruines sentimentales. Alors cet enfant s’évade dans des “mondes”, où il rencontre plein de personnages, connus et inconnus, qui lui insufflent une folie heureuse et ravigotante. Des mondes qui se révèlent doux, réconfortants, mais qui peuvent aussi être dangereux. Le récit, qui s’étend sur quatre saisons, montre la progression de l’enfant sur la voie de sa propre construction, de sa fortification. En un an, il devient un homme, parce que ce sont les couleurs qu’il retiendra, parce que la lumière l’emportera toujours sur la nuit», résume Didier Leuenberger, dans sa note d’auteur qui devrait accompagner le bouquin fini. Pour lui, ce récit, forcément tissé sur la trame de faits réels, a été, au début, perçu «comme un moyen de fuite» pour finalement l’amener à la révélation de ce qu’il est, aujourd’hui.
Didier Leuenberger ne s’est pas arrêté en si bonne verve créatrice. La bourse qu’il a reçue lui permettra aussi de travailler sur l’aboutissement d’une autre histoire vraie, qu’il a intitulée Le cancer joyeux. «J’ai eu une inspiration soudaine en vivant ça de l’intérieur. J’ai donné à ce récit une tournure satirique, caustique, malgré la gravité du sujet.»
Ecrire pour des images
L’auteur avoue se poser bien des questions sur lui-même après avoir jeté des milliers de lignes sur le papier. «Est-ce que je n’ai pas exagéré? Mais quand j’en parle avec des gens, quand je les écoute, je me sens comme réconcilié avec ce que j’ai écrit.» Souvent, Didier Leuenberger part d’une impression, d’un «flash». «Quand je vivais à Fribourg et que je prenais le bus, un jour j’ai été intrigué par une jeune femme, dont je n’avais pas remarqué tout de suite qu’elle était noire et albinos. C’est devenu La négresse blanche, un récit spontané!»
Réaliste face aux maisons d’édition, Didier Leuenbergr a dû, pour des raisons de feeling ou d’intuition, renoncer à certaines propositions. En revanche, il a publié en 1999 aux Editions Sémaphore à Paris. «Je ne peux pas dire que cela m’a ouvert de grandes portes, mais ça m’a permis de côtoyer le milieu de l’édition.» Le rêve, maintenant, «ce serait de pouvoir vivre un peu de ma plume, le rêve suprême étant qu’un livre devienne le scénario d’un film. Comme j’ai une écriture très visuelle, j’ai de l’espoir.»
LA GRUYERE Marie-Paule Angel
7 juin 2003

MISE EN VENTE DU LIVRE: SALON DU LIVRE DE GENEVE
144 p. 14.5/22. 2006. ISBN 2-8290-0326-8. Fr. 27.-/€ 17.–
« Les enfants prennent trop souvent sur leur dos les souffrances et les incohérences des adultes. Ils mettent le doigt dans la fissure de la digue pour éviter la catastrophe; ils se cachent la nuit sous les draps pour ne plus entendre les cris et les coups. Didier Leuenberger a été l'un d'eux. AUjourd’hui cuisinier diététicien, il a reçu une bourse de l’WEtat de Fribourg pour réaliser son projet. L’écriture est pour lui le moyen d’exorciser cette enfance, de se libérer de ses “larmes sèches” qui empêchent de respirer. Il a choisi de faire entendre la voix du petit garçon. Pari risqué : rien de plus difficile que l’invention d’un langage enfantin. Pour un EmileAjar, combien de tentatives ratées. Ici, la rééussite littéraire n’est pas totale, les procédés trop apparents. Mais au-delà de ces maladresses, il jaillit de ce témoignage une énergie roborative. Alors qu’il y aurait largmenet de quoi se complaire dans la tristesse- l’alcoolisme, violences conjugales, maladies, injustices- l’envie de vivre est la plus forte : « Un jour, c’est sûr, j’ai des iles qui me pousseront dans le dos et je réussirai à voler. Par n’importe quel moyen, je réussirai. » Le gamin des années 1970 s’est envolé, brisant le cercle de répétition du malheur.»
Isabelle Rüf, © Le Temps, 22.4.2006.
Journal REPERE SOCIAL :
«Larmes sèches»
Didier Leuenberger, auteur suisse, se raconte à la première personne, à travers le regard d'un enfant. Le récit, quelque peu romancé, est poignant. Il lui a servi de thérapie. On est projeté dans un univers chargé de violences conjugales, où l'enfant nomme froidement son père par son prénom et sa mère, affectueusement «ma Suzy». Lorsque les coups pleuvent, on se surprend à se sentir tout petit aussi, à avoir mal au ventre comme lui, à percevoir le monde à son échelle. On a envie de se cacher avec lui derrière la commode, de ne pas entendre ces coups et ces cris. A travers des mots teintés d'incompréhension face aux relations de ses parents, l'ancien petit garçon exprime avec justesse et clairvoyance son malaise de devoir faire semblant, d'être obligé de montrer aux autres qu'ils sont une vraie jolie famille, alors qu'à la maison ce ne sont qu'insultes et bagarres. Bien sûr on devine en filigrane une réflexion d'adulte à travers l'écriture, mais le ton sonne juste. La perception, les émotions, les questions de l'enfant sont empreintes d'authenticité. Il nous fait partager son optimisme, ses rêves et son monde secret, qui lui ont permis de grandir et de s'épanouir.
Aujourd'hui, cet homme d'une quarantaine d'années est cuisinier diététicien et travaille dans un foyer pour jeunes filles en difficulté.
Faisant état de chiffres alarmants sur les femmes victimes de maltraitance - plus de 3000 Suissesses violentées chaque année - Didier Leuenberger dédie ce livre à tons les enfants témoins de la violence entre leurs parents, mais bien en peine de comprendre et d'interpréter ces gestes alors qu'on
leur a fait croire qu'ils étaient «le fruit d'une soit disant union, d'un couple, de ce qu'on appelle une famille» .
REPERE SOCIAL Juliane ROBERT-GRAND PIERRE
Journal LA LIBERTE :
Violence conjugale
Récit Le Fribourgeois Didier Leuenberger signe un émouvant récit sur les violences conjugales vues à travers les yeux d'un enfant."Mon livre donne une vision différente des témoignages qu'on a pu lire jusqu'ici, dont la plupart émanent des acteurs directs et non pas des victimes passives que sont les enfants de ces couples." Des enfants qui n'ont aucun choix, aucun pouvoir sinon,ici, de parler. Et en plus, c'est un livre très agréablement écrit, sans mièvrerie. JS La Liberté

LARMES SECHES DE DIDIER LEUENBERGER
Dans l'enfer de la violence
Pas besoin d'une nuit d'insomnie pour dévorer "Les Larmes Sèches", de Didier Leuenberger. Le livre de ce Veveysan, cuisinier diététicien de métier, se lit d'un trait. Son sujet : la violence conjugale, racontée par un enfant. Des mots pour dire les maux... Poignant.
"Là, je sais pas ce qui s'est passé, mais il est devenu comme fou. Ses yeux, ils étaient vachement bizarres. Il s'est mis à cogner dans tous les sens. Et pis tout d'un coup, il la tenait par un pied et par une main. Il a bloqué la porte de la cuisine avec un bout de bois et il s'est mis à tourner deux ou trois tours comme on fait l'avion aux enfants. Sauf que là, la tête de maman cognait à chaque fois la porte (...). Maman quand elle a essayé de parler, y avait juste du sang qui glissait au bord de ses lèvres (...). Elle pouvait plus respirer. Je savais pas quoi faire, moi. Je me suis couché sur elle et pis je l'ai tenue, très très fort"...
LES YEUX D'UN ENFANT
Elle est terrible cette scène racontée par Didier Leuenberger dans son livre Larmes Sèches, remarqué au Salon du livre à Genève. D'autant plus terrible qu'elle n'est pas inventée. Pas plus que ne l'est la scène où maman menace papa avec le couteau à découper le poulet : "Tout peut arriver dans ces moments-là. C'est un autre monde, avec d'autres codes, en marge du réel", explique l'auteur.
Etabli à Grattavache depuis plusieurs années, l'écrivain parle de la violence conjugale qui a marqué au fer rouge sa propre enfance dans le Jura. Beaucoup a été dit, écrit et filmé sur ce phénomène. L'originalité de la démarche de Didier Leuenberger est d'aborder le sujet à travers les yeux et le coeur d'un enfant de dix ans. Il s'appelle Ludos. Son père Michel et sa mère Suzie. Le trio habite dans un méchant bloc de béton planté au milieu des champs. "L'histoire se passe dans les années 1970, en pleine période de l'émancipation féminine", observe avec dérision Didier Leuenberger. Mais dans le bloc, la violence conjugale est quasiment la norme. Deux ou trois bières de trop, un mot de travers : pleuvent les insultes et les coups, débarque la police. Puis les choses se tassent. Jusqu'à la prochaine fois...
Ce livre, Didier Leuenberger l'avait déjà écrit il y a une dizaine d'années. Les éditions de l'Aire avaient repéré le manuscrit. Mais le projet ne s'est pas réalisé. En 2003, Didier Leuenberger à décroché la bourse d'encouragement à la création litéraire du Conseil D'Etat. Ce qui lui a permis de se consacrer à son livre, finalement publié par les Editions d'En Bas. à Lausanne.
"Pour moi, il était important que ce livre soit édité du vivant de mes parents", dit l'auteur. Comment ont-ils réagi ? "Ma mère est très fière que son fils ait publié un livre ! Mais, si elle a tendance à culpabiliser, elle a l'impression, aussi, que des choses ont été inventées. Que tout ça, finalement, n'était pas si dramatique ! J'ai le sang qui bout quand les femmes pardonnent. Je crois que cette facilité est spécifiquement féminine, comme si, dans l'homme qui bat, les femmes voyaient, quelque part, le petit garçon qui est en lui."
Et la réaction du père? "Je ne sais pas. C'est quelqu'un d'inadapté au bonheur. Je n'ai jamais attendu de pardon de sa part. Et j'ai pris assez de recul pour ne pas lui en vouloir. Depuis tout petit, je sais que cela ne sert à rien." Didier Leuenberger n'est pas loin de penser qu'il y a une sorte de fatalisme dans l'attraction qui se produit entre deux êtres, même pour le pire.
"AUCUNE HAINE"
Si le temps met du baume, toute cette violence laisse des bleus : " Ne voir ses parents se toucher que par la violence est déstabilisant pour un enfant. Serais-je comme mon père, plus tard ? Est-ce que je vais taper, moi aussi ? Ce sont les questions qui me hantaient, petit. Surtout que l'on ressent, enfant, une immense impuissance face à tout cela. Je n'ai aucune haine. Je trouve seulement très dommage que des gens bousillent leur vie et celle des autres. Paradoxalement, si cette violence m'a meurtri, ce que j'ai vécu m'a aussi endurci et fait mûrir. En moins d'une année, la période relatée dans le livre, je suis devenu adulte."
Car l'enfant a des ressources, des échappatoires, des refuges. Il a une imagination débordante, il reçoit beaucoup d'amour de sa mère. Et il a son jardin secret : l'écriture. " Je sais que ce que j'écris, c'est pas mal. Je sais que c'est pas vilain, parce que je me sens toujours tout calme après. Comme quand la neige elle recouvre les rues, et qu'on dirait qu'on est dans une boule de ouate, tellement il y a du silence", dit le petit Ludos.
MPA La Gruyère
L'HEBDO :
"La guerre qui gronde au dehors est abominable et sans pitié, je vous l'accorde. Mais la guerre qui se joue dans toutes ces familles, tapies et feutrées entre leurs quatre murs semblant tant protéger leurs hôtes, est tout aussi destructrice que bien des conflits".
Les Éditions d'En Bas ne fêtent pas leur 30 ème anniversaire avec légèreté. Larmes Sèches, le dernier récit de Didier Leuenberger, un Veveysan né en 1966 qui vit à Fribourg, prend aux tripes. Né dans un milieu ouvrier, cuisinier en diététique de profession, l'auteur trimballe pendant des années durant ses multiples voyages le lourd secret d'un enfant de 10 ans. "Je l'ai laissé revenir par la parole et le parler de l'enfant que j'étais, car si beaucoup de textes ont été écrits sur la violence conjugale, peu la disent avec le parler et la vision de l'enfant qui y est confronté"
L'Hebdo
FNAC FRANCE :
Par la voix et les réflexions d'un enfant confronté à la violence d'un père "cogneur" , d'un mari méprisant et brutal, l'auteur fait vivre au lecteur toute la gamme des violences conjugales et familiales subies par des milliers de foyers, de femmes et d'enfants. Des petits riens qui agacent, énervent et " vlan ça part " à des colères plus justifiées qui forcément méritent que " ça tombe ", l'enfant du livre nous amène dans un univers infernal qu'on aimerait croire de fiction. Mais "dans un pays grand comme l'Espagne, cinquante-deux femmes sont mortes de violences conjugales en une année. Douze petits mois. La France suit de très près : tous les quatre jours, une femme meurt de la même façon. Et la Suisse n'est pas en reste. Plus de trois mille Suissesses sont violentées chaque année. En février 2006, quatre femmes ont succombé sous les coups de leur conjoint." Le livre est un témoigne fort de cette violence, brute.
FNAC
http://www.payot-libraire.ch/fr/accueil.html
extrait du livre des éditions D'EN BAS : www.enbas.ch
Autres critiques sur les sites de : alapage.com/Decitre/Amazon.com...
didier leuenberger sur Google
Didier Leuenberger, Larmes sèches, Lausanne, Editions d'En Bas, 2006, 142 pages (lu par Daniel) Confrérie des 10001 pages
http://confrerie10001pages.blogspot.com/
Témoignage poignant et engagé d'un enfant dont le père bat sa femme et la brime sans cesse. Il y en a pas mal comme ça, c'est pourquoi j'ai eu une certaine impression de déjà-lu. Reste que le récit est assez fort, d'autant plus qu'il est perçu, justement, à travers les yeux de l'enfant. La langue adoptée imite donc l'oralité, et la forme choisie (recréation d'un journal) amène le lecteur dans l'introspection. On suit donc le narrateur à travers ses joies (il y en a!) et ses peines, ainsi qu'à travers les circonvolutions de sa pensée et de ses sentiments.
Confrérie des 10001 pages
Pour "GOURMANDISE" dans la revue de littérature : Les Hésitations d'une Mouche
Seize grandes pages imprimées, une illustration originale pour l'accroche, un texte court pour la "quatrième de couv'", voila la structure de cette revue de littérature produite à Ambarès.
Du contenu, je dirai qu'il est équilibré: la poésie a sa juste place, il y a une "longue" nouvelle de cinq pages, deux de deux pages et des proses plus courtes. Tous les textes sont de qualité mais naturellement, à chacun ses coups de coeur...Du haut de ma subjectivité, je recommande les poèmes d'Aude Roumégoux, "Gourmandise", de D. Leuenberger et "les vautours" d'Ernest J. Brooms. Sans oublier le "coup de projecteur" de Patrick L'Ecolier (Calipso, vous connaissez?) sur les concoursdenouvellistes.